« Le passé n'est jamais vraiment passé tant qu'il nous hante. »
— Michel Bussi
Ouvrage : Mon cœur a déménagé
Édition : Presses de la Cité
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Commentaire
Maître des intrigues où le passé resurgit pour bouleverser le présent, Michel Bussi offre ici une définition psychologique du temps. La distinction entre le passé objectif (ce qui est chronologiquement terminé) et le passé subjectif (ce qui continue d'agir en nous) est au cœur de ses romans. "Le passé n'est jamais vraiment passé" est une réalité pour ses personnages, qui sont souvent prisonniers de souvenirs, de traumatismes ou de secrets d'enfance. La condition "tant qu'il nous hante" est la clé. Le passé devient une force agissante, un fantôme, lorsqu'il n'a pas été résolu, compris ou accepté. La "hantise" peut prendre la forme d'une culpabilité, d'un deuil non fait, d'une question sans réponse. Toute l'intrigue d'un roman de Bussi consiste alors à exorciser cette hantise, à mener une enquête qui est aussi une thérapie. Résoudre l'énigme du passé, c'est le seul moyen de le remettre à sa place, de le rendre enfin "passé" et de libérer le présent de son emprise. C'est une exploration fascinante de la mémoire comme une force qui peut à la fois emprisonner et, une fois comprise, libérer.