« Ce qui noie quelqu'un, ce n'est pas le plongeon, mais le fait de rester sous l'eau. »
— Paulo Coelho
Ouvrage : Manuel du guerrier de la lumière
Édition : Rocco
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Commentaire
Par cette métaphore aquatique simple et lumineuse, Paulo Coelho nous livre une leçon essentielle sur la résilience. Le "plongeon" représente l'épreuve inévitable, l'erreur, la chute, la difficulté. Coelho dédramatise cet événement : tomber n'est pas fatal en soi. C'est un mouvement, un accident de parcours qui arrive à tout le monde. Le véritable danger, la cause de la "noyade" existentielle, c'est l'immobilité qui suit la chute : "le fait de rester sous l'eau". Rester sous l'eau, c'est se complaire dans l'échec, se laisser paralyser par la honte ou le désespoir, refuser de faire l'effort de remonter à la surface. La noyade est donc un processus passif, une conséquence du non-agir. Cette image nous enseigne que notre salut ne dépend pas du fait d'éviter les plongeons – ce qui est impossible – mais de notre capacité à réagir après être tombé. Il s'agit de trouver en soi la ressource, la bouffée d'air, l'énergie pour donner l'impulsion et remonter vers la lumière. C'est une célébration de la capacité de rebond, du mouvement vital qui refuse la stagnation dans l'adversité.