« Un homme qui a commis une erreur et ne la corrige pas en commet une seconde. »
— Confucius
Ouvrage : Entretiens XV-29
Édition : Bilingue CText
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Commentaire
Cette maxime de Confucius, tirée des "Entretiens", est une leçon de sagesse intemporelle sur la nature de l'erreur et la responsabilité personnelle. Elle nous enseigne que l'erreur initiale est moins grave que l'obstination dans cette erreur. Le commentaire peut analyser la distinction que fait le philosophe. La première erreur est souvent involontaire, due à l'ignorance, à l'inattention ou à la faiblesse humaine. Elle est pardonnable. La "seconde erreur", en revanche, est un choix conscient. C'est le refus de reconnaître son tort, de l'analyser et d'y remédier. Cette seconde erreur est d'ordre moral : elle relève de l'orgueil, de l'entêtement ou de la lâcheté. Pour Confucius, le sage n'est pas celui qui ne commet jamais d'erreur, mais celui qui, lorsqu'il en commet une, s'empresse de la corriger. Cette pensée est un appel à l'humilité, à l'introspection et à l'amélioration de soi continue. Elle suggère que le progrès, tant individuel que social, passe par notre capacité à admettre nos failles et à en tirer les leçons. Ne pas corriger une erreur, c'est la laisser s'enkyster et produire des effets encore plus néfastes.